L’excès de précaution nuit tout autant que l’imprudence la plus élémentaire.
C’est ce que le gouvernement a appris d’un vaccin contre la grippe hier.
Tout commença dans un autre hémisphère.
Une méchante grippe contaminait l’atmosphère
De l’animal à l’homme, elle passait sans barrière
Menaçant les enfants d’Adam jusque dans leur chair.
Les gouvernements du monde s’alarmèrent :
« Il fallait trouver une parade à ce syndrome sévère ! »
Le virus se propagea et les chercheurs trouvèrent
L’antidote à injecter dans nos artères
Soulagement des gouvernants, ils allaient enfin croiser le fer
Avec ce virus qui, depuis des mois, faisait le fier.
Arguant du principe de précaution, 100 millions de doses, ils commandèrent
Oubliant par trop de précaution, la prudence la plus élémentaire.
La population, criant au complot, bouda les infirmières
Les millions de doses devinrent surnuméraires
Laissant sur le bras d’une ministre amère
Un stock de vaccins pour des armées entières
Moralité :
En voulant trop prévoir, le gouvernement crut bien faire.
Mais il oublia qu’au pays de Voltaire
La peur ne peut être une bonne conseillère
Pour diriger une nation plusieurs fois centenaires
Apprenons encore de cette fable d’hiver
Que, de nos décisions, le principe de précaution ne peut être le seul père
Utilisé avec trop de zèle, clairement, il oblitère
Les avancées que la science et nos chercheurs ont à cœur de faire.







