C’est un début de semaine chargée pour l’industrie, d’ArcelorMittal à Sanofi en passant par Petroplus. A Florange, la nouvelle morose – quoiqu’attendue- du non redémarrage des hauts fourneaux a presque occulté les déclarations plus engageantes –quoiqu’il ne s’agisse que de déclarations- sur l’intérêt renouvelé du groupe pour les efforts de recherche et développement menés dans le laboratoire voisin de Maizières-lès-Metz.
Mittal n’a d’ailleurs pas caché avoir acquis Arcelor bien plus pour sa R&D, capable de concevoir des aciers de grande qualité, plutôt que pour ses capacités de production, les pays de l’Est étant notoirement plus compétitifs pour fabriquer. Une stratégie logique, dans le contexte d’une industrie européenne qui glisse, ou devrait glisser, de la fabrication de produits à l’invention de services. Et qui, pour rester à proprement parler industrielle, doit apprendre à produire ces inventions à la chaîne.
L’exemple de Sanofi en est une illustration saisissante. Pour avoir échoué à conserver un nombre suffisant d’innovations dans son pipe, le groupe est en effet gravement menacé à court terme par  la tombée dans le domaine public de ses médicaments blockbusters. C’est dans ce contexte incitant au branle-bas de combat que le géant pharmaceutique a annoncé une nouvelle coupe claire dans ses effectifs de R&D. Le groupe, qui mise de façon croissante sur les partenariats de recherche public-privé, affirme en revanche ne pas avoir l’intention de supprimer de sites industriels en France. Reste que pour assurer leur pérennité, relancer la machine à innover est une nécessité urgente.








