Le réchauffement climatique occupe à nouveau le devant de la scène. Non pour ses présages apocalyptiques cette fois mais pour avoir -selon ses détracteurs- travesti la réalité des chiffres et des faits au profit de sa cause. Je ne trancherais pas ici ce débat ni ne prendrais parti pour l’un ou l’autre camp. Je constate simplement que cette controverse scientifique érode un peu plus la confiance qu’accorde l’opinion publique à la science et à ses porte-paroles.
Face aux analyses (pas toujours indépendantes des chercheurs-experts), la défiance est devenue l’une des valeurs de notre société. Chaque propos tenu, chaque avis rendu est jugé a priori suspect. A juste titre. Si l’on en revient au réchauffement climatique, il est bien difficile de savoir à quel scientifique se vouer… Doit-on porter plus de crédits à ce chercheur du MIT qui dit “oui la terre se réchauffe” ou à son confrère de la même université qui dit que le climat évolue comme il l’a toujours fait depuis des millions d’années.
Pour tous les non-spécialistes de la question –dont je me revendique-, ce réchauffement est de plus en plus mystérieux. Et, au final, faute de voix scientifiques crédibles ou d’efforts de pédagogie dignes de ce nom de la part des scientifiques, on nous demande de croire sur parole, d’avoir foi en l’une ou l’autre thèse.
Il est temps que les scientifiques et les ingénieurs se réveillent et qu’ils investissent à nouveau les débats (à fort contenu technologique) qui animent notre société que ce soit le réchauffement ou les nanotechnologies. Ils ne peuvent être abandonnés aux seuls lobbys, qu’ils soient écologiques ou industriels. En la matière, le devoir des chercheurs n’est pas seulement de produire des articles dans des revues à comité de lecture mais aussi de vulgariser auprès du grand public leur savoir. La chose n’est pas aisée peut-être, mais elle est impérieuse si nous voulons que la science poursuive sa marche en avant.







