Les ambitions d’Apple dans les tablettes numériques vont-ils souffrir des conséquences industrielles du tremblement de terre au Japon ? C’est probable. Officiellement, la firme à la pomme maintient le lancement de l’iPad 2 le 25 mars 2011 en France, en Australie, au Canada, au Royaume-Uni et en Allemagne. Seul au Japon, l’un des six plus gros marchés d’Apple, la commercialisation est reportée. Mais même si le lancement se déroule comme prévu, il faudra s’attendre à des problèmes de rupture de stocks et d’indisponibilité.
Car selon le cabinet d’étude iSuppli, l’iPad renferme pas moins de cinq composants clés provenant du pays du soleil levant : la mémoire flash NAND de Toshiba, la mémoire Dram d’Elpida Memory, la boussole électronique d’AKM Semiconductor, le verre de l’écran tactile d’Asahi Glass et la batterie d’Apple Japan. Or toutes les usines de semiconducteurs au Japon sont à l’arrêt depuis le début du tremblement de terre, le 11 mars dernier. Même si elles reprennent en avril la production, comme l’espère Toshiba, elles ne pourront pas retrouver le plein régime de sitôt à cause des perturbations logistiques.
Les concurrents d’Apple ont-ils à se réjouir de ces difficultés ? Pas sûr. D’autant plus qu’ils sont logés à la même enseigne. Même s’ils ont opté pour des sources alternatives d’approvisionnement en composants clés en Corée du Sud, en Chine ou à Taïwan, ils sont, eux aussi, victimes des perturbations de la chaîne logistique dans les semiconducteurs.
Au contraire, Apple pourrait profiter de cette crise pour créer la buzz autour de l’iPad 2 en jouant jusqu’au bout le suspense du lancement, comme savent le faire Sony et Nintendo avant le lancement de chaque nouvelle console de jeu.







