Vous n’avez pas encore entendu parler de la ”Wominnovation” ?
Vous feriez bien de vous intéresser sérieusement à ce mouvement qui est en train de modifier, doucement mais sûrement, le visage de pays émergents en Asie (Inde notamment) ou en Afrique.
De quoi parle-t-on ? Pour résumer, la ”Wominnovation” (Wom pour Women) rassemble sous sa dénomination toutes les technologies qui ont permis aux femmes de s’émanciper des hommes et  de faire progresser le rôle qu’elles jouaient dans leur société.
Une étude récente du Centre de recherche international sur la femme (ICRW) analyse ainsi huit innovations ayant amélioré le bien-être, la santé, la nutrition, les revenus, la durée de vie ou la liberté du sexe faible. Des produits comme la pilule contraceptive ont contribué à libérer la gente féminine de la tutelle masculine mais pas seulement. D’autres produits moins évidents (moins sexués pourrait-on dire) ont réussi à faire beaucoup plus très récemment. Le téléphone portable, le scooter ou les micro-emprunts ont contribué à faire de la femme ”un homme d’affaire comme les autres”, souligne l’étude.
Ce travail de recherche –le premier du genre- n’est pas seulement instructif pour les pays en voie de développement. Il se révèle aussi pertinent pour nos pays développés. Il permet notamment de prendre conscience que, pour la plupart des produits dits unisexes, les besoins féminins sont rarement pris en compte. Les femmes sont d’ailleurs rarement présentes lors des phases de conception des innovations.
C’est une carence, juge évidemment l’étude qui plaide pour une présence accrue de la gente féminine dans la R&D. Que l’on ne se méprenne pas. Il ne s’agit pas de transformer les bureaux d’études en section féministe ! Juste d’accorder un peu plus de places à des clients trop longtemps ignorés : les femmes.
En résumé le message est limpide :  si l’innovation libère la femme, la femme contribue aussi à libérer l’innovation !



Le soldat Sarkozy avait promis de sauver à l’industrie. Tout le secteur attendait impatiemment son discours de clôture des Etats-généraux de l’Industrie (qui ont mobilisé comme jamais la France des usines !). 5 000 participants, 200 ateliers régionaux et 11 groupes de travail nationaux… toute cette dynamique inédite risque bien d’accoucher d’une souris. Celui qui se définit comme le président des usines a déjà débloqué plus de 7,5 milliards d’euros pour mettre sous perfusion les sites de production français et il n’ira, pour l’instant pas beaucoup plus loin.
Débattre ce n’est pas combattre. Débattre, c’est partager son point de vue, comprendre celui de son interlocuteur, entendre les nuances, apprivoiser la complexité d’un sujet sans a priori. Sans se donner un ordre du jour à respecter ou un objectif à atteindre. Mais, force est de constater que ces principes de dialogue ont tout simplement été battus en brèche lors du grand débat national organisé autour des nanotechnologies. Par trois fois au moins, la consultation a tourné court à Grenoble, Rennes ou Lyon. Sans chercher à imputer à une partie ou l’autre la responsabilité de ces pugilats, trois leçons sont à retenir de cet échec.
Sans juger de la réalité du réchauffement climatique -et apporter de l’eau au moulin de la polémique-, la montée en puissance du dioxyde de carbone comme nouvel Alpha et Omega de notre société est incontestable. Le bonus-malus automobile, les taxes carbones, l’empreinte écologique de nos activités… tout est jaugé en fonction du nombre de gramme de CO2 que nous rejetons.
La recherche française est peut être en train de vivre une révolution silencieuse. On la disait scléroser par ses vieux organismes de recherche comme le CNRS, prisonnière de disciplines qui refusaient de chercher ensemble ? Elle se transforme en jouant sans complexe la carte du collectif. Ces derniers mois, sans caméra ni discours provocateurs, Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, a présidé à la naissance d’alliances de recherche thématiques. Trois ont déjà vu le jour dans les domaines des sciences de la vie et de la santé, des sciences de l’énergie et des sciences de la mer.
Taxe ou emprunt, l’écologie ne serait finalement qu’une affaire d’argent. Ces derniers jours et semaines en tout cas, le débat autour de ces questions s’est concentré autour de deux idées forces. A quelle hauteur sera facturée la tonne de carbone ? Et combien d’argent, l’Etat pourra-t-il emprunter pour réussir à financer son plan de relance/innovation faisant la part belle aux green techs ?




