La parité homme-femme est à la mode. Mais dans l’industrie, plus qu’ailleurs, elle est encore loin d’être une réalité. Selon les statistiques officielles, les femmes ne représenteraient que 15% des effectifs industriels aux niveaux ingénieur et technicien.
Depuis quelques années, l’industrie cherche à séduire les femmes par la richesse des métiers techniques qu’elle offre et par les nouvelles perspectives ouvertes par les énergies renouvelables, l’environnement ou les transports durables. Cette opération s’inscrit dans la quête générale de la parité dans les secteurs, les métiers et les fonctions à responsabilité. Mais pas seulement. L’industrie a tout à gagner à féminiser sa population d’ingénieurs et de techniciens. Ceci est de nature à enrichir le regard de l’entreprise sur ses produits, ses méthodes de travail et son management, et à stimuler sa créativité.
Mais inciter davantage de femmes à s’orienter vers l’industrie n’est pas une tâche aisée. A l’heure des délocalisations, des fermetures d’usines et de disparitions de pans entiers de l’industrie, les métiers techniques n’ont guère bonne presse auprès des jeunes. La préférence va depuis des années à des métiers plus à la mode dans la finance et les services.
Pourtant, les femmes qui exercent dans l’industrie semblent comblées. Selon l’enquête « Un regard féminin sur l’industrie », qui vient d’être réalisée par l’association « Elles bougent », elles sont 95% à être satisfaites de leur parcours professionnel et 76% à croire à l’évolution de leur propre carrière. Pour 97% d’entre elles, la mixité dans les métiers industriels est importante.
Utiliser leur témoignage de réussite comme vitrine suffira t-il à réconcilier les jeunes filles avec l’industrie ? Ce n’est pas sûr.



Taxe ou emprunt, l’écologie ne serait finalement qu’une affaire d’argent. Ces derniers jours et semaines en tout cas, le débat autour de ces questions s’est concentré autour de deux idées forces. A quelle hauteur sera facturée la tonne de carbone ? Et combien d’argent, l’Etat pourra-t-il emprunter pour réussir à financer son plan de relance/innovation faisant la part belle aux green techs ?




