L’homme est ainsi fait qu’il a besoin de totems et de tabous pour avancer et jalonner son parcours.
En ce début de XXIe siècle, le changement climatique et le CO2 font un peu figure de péché originel. Nous serions nés avec cette tâche : celle de la pollution. Nous naissons tous pollueurs et nous culpabilisons. Le simple fait de manger, de se vêtir, de se déplacer et même de respirer contribuerait à empoisonner la planète.
C’est un peu une confession de foi que l’on nous demande de faire en la matière : oui, je crois que l’homme contribue à réchauffer la planète par son activité, et oui, je m’engage à combattre ce péché en consommant mieux ou moins.
Le GIEC, ce nouveau concile qui donne le “La” du réchauffement climatique, publie sa bible tous les quatre ans. Les pratiquants, écologistes, y adhèrent sans retenu et prônent un retour aux sources pour ne plus polluer. Les athées, Claude Allègre en tête, fustigent cette pensée unique qui imposerait de régresser pour se sauver. Quant aux agnostiques comme moi, ils s’interrogent : qui croire ?







