Cela fait des années que les opérateurs de téléphonie mobile poussaient à la consommation de services de données. Avec le développement des iPhone, Blackberry, Android et autres smartphones, ce marché des services Data mobiles est aujourd’hui une réalité. Cette année est d’ailleurs à marquer d’une pierre blanche : c’est la première fois que le trafic des données dépasse celui de la voix sur les réseaux mobiles à l’échelle du monde.
Les opérateurs mobiles ne sont pas pour autant contents. Et pour cause, le trafic a explosé si vite (notamment à cause des applications vidéo) que les réseaux sont menacés d’engorgement. Pire, les revenus attendus des données pour compenser la baisse de ceux relatifs à la voix ne sont pas à la hauteur des niveaux espérés.
A qui la faute ? A Apple, RIM, Palm, Nokia et autres fabricants qui n’ont cesser de déverser sur le marché des terminaux mettant l’Internet dans la poche ? Ou aux opérateurs mobiles qui ont vendu des forfaits « illimités » d’accès mobile au Net ? Ou encore aux abonnés qui se sont jetés, sans modération, sur les services d’Internet mobile ?
En tout cas, les opérateurs se trouvent face à un vrai dilemme : investir dans l’augmentation de la capacité de leurs réseaux au risque de grever leurs résultats financiers, ou de revenir sur les offres « illimitées » pour inciter les abonnés à la modération au risque de perdre des clients.
Augmenter la capacité des réseaux, les opérateurs ne semblent pas pressés de le faire. D’autant plus qu’une nouvelle génération de mobiles frappe à la porte (la technologie LTE). La plupart des opérateurs attend les retours d’expérience des first adopters (NTT DoCoMo au Japon, Verizon aux Etats-Unis et TeliaSonera en Scandinavie) avant de s’y engager. En France, ceci n’est pas attendu avant 2012. Donc patience !
Ridha Loukil
Rédacteur en chef







