
Hourra ! Bravo ! Cocorico ! En somme, tel Monsieur Jourdain qui fit de la prose sans le savoir, nos industriels auraient innové écologique depuis des années sans y prêter attention.
Le détournement est bien mené mais, en se plongeant dans le détail de l’étude de l’INPI, il tombe rapidement. On se rend alors compte rapidement que la réalité n’est pas aussi verte que l’Institut aime à le dire.
Le caractère écologique des brevets est ainsi bien vite acquis. On trouve ainsi dans les “éco-innovations” sélectionnées, en majorité, des brevets liés à l’automobile et à l’aéronautique… Ce ne sont pas les moyens de transport les plus respectueux de la planète.
En creusant, on découvre que ce sceau écolo est apposé sans modération sur la seule foi d’une réduction potentielle des émissions de CO2. Résultat : un tiers des ‘’brevets verts’’ dans l’énergie porte sur le nucléaire et, les transports, 80 % concernent la maîtrise de la consommation des automobiles.
Exit les critères liés à la pollution, aux déchets, aux ressources naturelles… qui seraient pourtant des critères légitimes pour affirmer qu’une technologie est “environnementalement correcte”.
Au final, en relisant cette étude, le lecteur a vraiment le sentiment d’assister à un “greenwashing” en règle. Dommage. Une mesure juste de la part de l’INPI aurait permis de prendre conscience du chemin qu’il reste à parcourir pour rendre plus vertes nos innovations.







