Le gouvernement français vient de donner le coup d’envoi à la procédure d’attribution des fréquences de téléphonie mobile de prochaine génération 4G. Ces services, basés sur la technologie LTE (Long Term Evolution), devraient voir le jour à partir de 2012 (ils existent déjà en Suède, Norvège, Japon et Etats-Unis). De quoi assouvir les besoins d’applications mobiles de plus en plus voraces en bande passante.
Les équipementiers télécoms ont fondé leurs “business models” sur une évolution technologique permanente des réseaux. En augmentant les débits, ils ouvrent la voie à de nouvelles applications qui à leur tour réclament plus de bande passante. Les opérateurs télécoms sont ainsi obligés de mettre régulièrement leurs réseaux à niveau pour éviter l’asphyxie.
Jusqu’où ce modèle pourra-t-il continuer ? Nul ne le sait. Depuis le lancement de la deuxième génération de mobiles GSM en 1992, le débit a explosé, grimpant de 9,6 Kbit/s à quelques Mbit/s aujourd’hui avec la version la plus évoluée de la 3G. Et on devrait monter à 100 Mbit/s puis 1 Gbit/s avec la 4G. Cette évolution est indispensable pour accompagner la révolution des terminaux. Avec le développement des Smartphones, le téléphone mobile devient un terminal d’Internet mobile.
Le problème c’est que les communications mobiles resteront toujours à la traine sur les communications filaires. La raison en est simple : les radiocommunications sont bien plus complexes à maitriser que les liaisons à fibre optique par exemple. Ceci met une pression constante sur les ingénieurs pour booster les performances du sans fil. Sachant que la fibre optique offre virtuellement un débit illimité, le défi à relever dans l’avenir paraît énorme. Sauront-ils le relever ? Suspense.







