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Ce n’est pas moi qui l’affirme mais Michel Serres, l’ancien officier de marine devenu philosophe. Dans un entretien passionnant accordé à nos confères des Echos le 24 août, il délivre une phrase qui peut contribuer à nourrir votre réflexion en ces temps chahutés. Je cite donc : « Dans l’histoire des sciences, on voit bien qu’il y a des disciplines qui forment le centre de gravité du savoir à un moment donné. Avant c’était la mécanique ; maintenant, ce sont les sciences du vivant. Demain l’économie sera centrée sur les sciences du vivant et pas sur la mécanique. »



La France aime trop le béton et pas assez l’innovation. Dans notre éditorial du mois de mars, IT tirait déjà la sonnette d’alarme pour fustiger les 1000 chantiers de la relance plus prompts à soutenir les infrastructures que les labos. L’OCDE vient de nous donner raison en publiant une étudeÂ
Enfin ! Après des mois de tergiversations, de reports et d’hésitations, la stratégie nationale de recherche et d’innovation a vu le jour le 7 juillet. Elle permet enfin de définir les trois grandes priorités de la France en matière de recherche (santé, environnement et information), de donner un cap aux labos français pour définir, à leur échelle, leur propre stratégie. C’est une bonne nouvelle pour toute la communauté française de l’innovation qui attendait cet évènement de longue date. 
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ces vidéos de la Robocup 2009, le championnat du monde des Robots. Au-delà des matchs de foot en 3 contre 3, je trouve cette nouvelle édition tout à fait bluffante. Surtout -et vous le verrez dans la vidéo ci-dessous- les jeunes ingénieurs tentent réellement de se rapprocher de l’homme dans les apparences parfois mais surtout dans la gestuelle. Le plus impressionnant étant ce robot capable de faire un grand écart et de se relever aussi sec… ou quand la machine dépasse nos capacités (les miennes en tout cas !).
Il y a dix ans, jour pour jour (le 2 juillet 1999), Renault rachetait la marque roumaine Dacia. Orchestré par Louis Schweitzer, cette opération fut d’abord vue comme un pari risqué, puis comme un achat malin dans la perspective d’un développement des économies de l’ex-bloc communiste. A l’époque, nul ne soupçonnait ce qui se tramait en coulisse chez le constructeur français. Nul ne pouvait dire à quoi servirait cette usine dotée d’équipements complètement dépassés et qui demander 489 millions d’euros pour être remise à niveau.
L’inflation serait-elle la discipline préférée de notre cher gouvernement ? Honnêtement, nous pouvons le penser en ce qui concerne la recherche et l’innovation. Année après année, les strates s’accumulent (




