Climat : la guerre qui ne dit pas son nom : Le Rédacteur en chef d\'Industrie & Technologies Ridha Loukil prend la parole vous présente son regard sur la technologie d\'hier, d\'aujourd\'hui et de demain.

Climat : la guerre qui ne dit pas son nom

Le 02/03/2010 | Livre/entrevue

9782070123407Le réchauffement climatique n’est pas qu’une affaire de spécialistes. Quoiqu’en disent les climatologues, les problèmes qu’il pose à la planète et aux hommes sont trop complexes pour être appréhendés au prisme d’une seule et même discipline.

La preuve avec cet ouvrage du sociologue allemand, Harald Welzer, qui démontre brillamment tous les dérèglements que pourrait générer le “global warming” dans les 100 prochaines années. Dans son dernier opus nommé ”Les guerres du climat : Pourquoi on tue au XXIe siècle”, le chercheur affirme que le réchauffement climatique va engendrer des conflits majeurs dans les prochaines années dans toutes les régions du globe à cause des injustices qu’il génère.

« Les conséquences de ce changement sont injustement réparties parce que ceux qui sont les principaux responsables en subissent le moins de dommages et qu’ils ont les plus grandes chances de tirer profit de la situation », argumente ainsi l’auteur. Le conflit du Darfour, par exemple, serait en fait une guerre pour la conquête des terres arables devenues de plus en plus rares avec la désertification croissante de cette région.

Si les pays occidentaux se sentent aujourd’hui à l’abri de ces dérèglements -et donc de cette violence-, leur tranquillité risque d’être de courte durée. « L’évolution du climat va entraîner une accumulation de catastrophes sociales qui produiront des états ou des modèles sociaux, temporaires ou durables, sur lesquels on ne sait rien, faute de s’y être jusqu’ici suffisamment intéressé ». D’ici à 2050, rappelle ainsi l’auteur, le changement climatique pourrait jeter sur les routes 200 millions de « réfugiés climatiques »… qui demanderont asiles aux pays riches. Un phénomène qui prend de l’ampleur alors même que nos pays essayent de fermer de plus en plus leurs frontières aux immigrés. Ce double mouvement contraire constitue potentiellement une bombe à retardement.

Très sombre –mais peut-il en être autrement lorsque l’on parle de violence ?-, ce livre n’en est pas moins éclairant. L’auteur envisage d’ailleurs son oeuvre comme un signal d’alarme à l’intention des gouvernants. Faute de prendre conscience de toutes les conséquences du réchauffement climatique, ce n’est pas la Terre qui risque d’imploser mais le ciment qui constituait jusque-là nos sociétés. Mais, l’honnêteté nous oblige à le confesser, la prophétie d’Harald Welzer est difficile à croire depuis les paradis climatiques que constituent des régions comme la France et l’Europe.

 

tdejaegher

bulle Reactions
  1. Fred | 3 mars 2010 à 12:40

    Je suis convaincu que si les chercheurs se mettaient à lire la
    bible (par ex livre de l’apocalypse ), ils trouveraient toutes les
    clés ( et la Vérité …) directement sans passer par des pseudo
    théories visant à éliminer Dieu et à mettre l’homme toujours plus
    en avant (en bien ou en mal d’ailleurs). Des prophéties existent
    depuis plusieurs millénaires et se réalisent ( pour preuve
    s’intéresser à tout ce qui se passe en israel, entre autre seul
    pays dans le monde ou le désert recule …). Après la philosophie (
    ou la croyance) de l’évolution de l’homme, un nouveau dogme a été
    trouvé dans l’écologie mais en réalité c’est le péché qui engendre
    la mort de la création (environnementale ou autre)…

  2. deguisement | 3 mars 2010 à 22:54

    je pense que nous devrions suivre notre intuition. Nous avons
    l’intuition que le réchauffement climatique est dû aux gaz à effet
    de serre depuis fort longtemps, et bien faisons-nous confiance.
    Soyons animal mais dans le bon sens du terme. Rapprochons-nous de
    notre nature profonde qui nous indique que notre mère nature
    souffre, qu’elle ne peut continuer comme cela. Nous avons la même
    origine, nous venons des mêmes cellules que celle de la Nature.
    Nous n’avons pas besoin d’être sur de tout scientifiquement pour
    ensuite décider. Nous en savons désormais assez. Et laissons un peu
    d’imprévu dans notre vie, dans note humanité. Amusons-nous à
    changer, à vivre, à innover, à développer de nouvelles idées
    durables et joyeuses même si l’on est sur de rien pour que le monde
    que nous laisserons ne sera pas le même qu’actuellement et que nos
    enfants, petits enfant puissent dire ensuite : « je suis fier de
    toi »

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    Technologies] : Le réchauffement climatique n’est pas qu’une
    affaire de [...]

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