Voiture électrique : l’auto qui fait pschitt ? : La Rédactrice en chef d\'Industrie & Technologies Muriel de Véricourt vous présente son regard sur la technologie d\'hier, d\'aujourd\'hui et de demain.

Voiture électrique : l’auto qui fait pschitt ?

Le 12/10/2009 | Edito
Renault veut être le premier constructeur à proposer une gamme complète de véhicules électriques : un pari risqué ?

Renault veut être le premier constructeur à proposer une gamme complète de véhicules électriques : un pari risqué ?

Drôle d’histoire que celle de la voiture électrique. C’est celle d’une éternelle émergence. Depuis cent cinquante ans, tous les vingt ans, ses promoteurs nous promettent l’avènement de cette technologie moins bruyante et plus propre que nos automobiles à moteur thermique…

Les prévisions se succèdent, optimistes, et puis elles font pschitt! La réalité reprend ses droits. Et les handicaps, masqués jusque-là par l’enthousiasme débordant de la communauté de l’électrique, douchent toute ambition. L’autonomie limitée, des batteries coûteuses et pas très écologiques, leur coût prohibitif condamnent les voitures “zéro émission” à rester au stade de la présérie. La voiture électrique échappera-t-elle, cette fois-ci, à sa malédiction?

La conscience environnementale accrue des automobilistes que nous sommes nous incitera-telle à faire le deuil de nos automobiles traditionnelles ? Accepterons-nous de délaisser nos étonnants moteurs thermiques qui nous permettent, avec 60 litres d’essence, de traverser la France sans nous arrêter ? Peut-être. Renault y croit en tout cas. La marque au losange a tellement foi dans le véhicule électrique qu’elle a décidé – à l’inverse de tous ses concurrents – de faire l’impasse sur les hybrides, ces voitures qui combinent moteur électrique et moteur thermique.

Elle aurait investi des milliards d’euros et mobilisé 2000 ingénieurs pour réussir cette rupture technologique. Coup de poker ou coup de maître, sa stratégie est risquée. Car, comme le montre notre dossier dans notre numéro d’octobre, pour rendre l’usage d’une voiture électrique acceptable aux automobilistes en termes de coût et d’autonomie, il faudra développer bien plus que de la pédagogie.

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tdejaegher

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  1. Twitted by blogsindustrie | 9 octobre 2009 à 11:51

    [...] This post was Twitted by blogsindustrie [...]

  2. Broquere | 13 octobre 2009 à 16:27

    -La France n’a pas besoin d’Autoroutes car elle a le meilleur
    réseau secondaire d’Europe. Entendais je dans les années 50… -Les
    microprocesseurs ne marcheront jamais à cause des problèmes de
    Qualité. Entendais je dans les années 75. -Internet ne marchera pas
    en France car nous avons le Minitel….1985! . En fait quand les
    fabricants de batteries se rendront compte qu’avec les
    nanotechnologies ils ont des surfaces d’échange comme un stade de
    foot dans moins de 1 cm3, l’énergie massique des batteries
    atteindra celle des carburants et les avions aussi seront
    électriques! Cf Robur le Conquérant de Jules Vernes…. Lui faisait
    sa prose avec de la prospective.

  3. tdejaegher | 13 octobre 2009 à 21:20

    Je ne peux qu’abonder dans votre sens. Le point noir de la voiture
    électrique demeure la batterie et son autonomie. Les
    nanotechnologies permettront-elles d’atteindre la fabuleuse densité
    énergétique du pétrole ? Peut-être. La question est à quel horizon
    et à quel coût pour que les automobilistes puissent en profiter…

  4. dsjp | 17 octobre 2009 à 21:58

    Il est certain que se voir proposer un véhicule moins performant et
    plus cher que ceux existant déjà n’est pas très motivant pour
    acquérir une voiture électrique, même quand on se dit qu’il faut
    faire quelque chose pour moins contribuer à augmenter le taux de
    CO2 de l’atmosphère. En fait, la propulsion électrique est bien
    adaptée à des trajets urbains et suburbains, du type
    domicile-travail, achats, loisirs quotidiens… Cela représente en
    général les deux tiers du trajet annuel d’une voiture, en moyenne
    de l’ordre de 15000 km/an. Si on compare la production actuelle de
    CO2 de ce véhicule moyen, 140g/km x 15000, soit 2100 kg à ce que
    pourrait être la contribution d’une voiture hybride rechargeable
    sur le secteur, soit 10000 km en ville en électrique, donc sans CO2
    produit directement et 5000 km à 90g/km, soit 450 kg, on gagne déjà
    un facteur 4,67, ce qui n’est pas si mal ! Cette consommation de
    90g/km parait d’ores et déjà accessible avec un véhicule plus léger
    ayant une vitesse de pointe de, disons, 140 km/h, comme il est
    indiqué dans l’article du journal. Pour aller au-delà, avec une
    propulsion uniquement électrique, en-dehors d’une percée technique
    dans le domaine des batteries, pourquoi ne pas électrifier les
    autoroutes et voies rapides ? On peut imaginer de petits véhicules
    électriques chargés sur des trains routiers, roulant de manière
    synchrone, à la même vitesse et se succédant à intervalles
    rapprochés et quittant ou se réinsérant dans le flux principal pour
    charger et décharger leurs véhicules au niveau des bretelles
    autoroutières. A moins que les véhicules eux- mêmes soient équipés
    de trolleys ou de pantographes…

  5. pavie2006 | 14 décembre 2009 à 11:39

    cherche auto electrique a restore merci

  6. pavie2006 | 14 décembre 2009 à 11:39

    cherche auto electrique a restore merci

  7. trimar42 | 19 janvier 2010 à 17:10

    pour information , il n y a pas une seule socièté francaise , de
    taille , sur le marché et le développement des Nanotech sur ce
    créneau ne révez pas ! nous sommes déjà OUT sur sur ce projet

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