Taxe ou emprunt, l’écologie ne serait finalement qu’une affaire d’argent. Ces derniers jours et semaines en tout cas, le débat autour de ces questions s’est concentré autour de deux idées forces. A quelle hauteur sera facturée la tonne de carbone ? Et combien d’argent, l’Etat pourra-t-il emprunter pour réussir à financer son plan de relance/innovation faisant la part belle aux green techs ?
Les experts s’affrontent, alignent les chiffres… C’est un peu vite oublier que les changements climatiques en cours imposent d’abord de changer notre regard et nos fondamentaux. Taxer les tonnes de carbone émises ne servira à rien si nous ne re-concevons pas la plupart de nos produits pour les rendre moins gourmands. Le grand emprunt sera vain si nous ne réussissons pas à réduire la consommation des milliards d’objets en circulation (je pense notamment au parc automobile composé de véhicules âgés de 8 ans en moyenne).
Le défi technologique est énorme. Pour les bureaux d’études et les ingénieurs -en première ligne dans ce combat-, il ne s’agit pas seulement de réussir à développer des objets toujours plus sobres en énergie mais de réussir à transformer les plus gourmands en parangons écologiques.
Thibaut de Jaeger
tdejaegher








