L’environnement est à la mode. Aussi assistons-nous à une floraison de produits présentés comme « verts ». Mais le sont-ils vraiment ? Pas toujours. Trop souvent, l’image écolo qu’ils véhiculent répond davantage à des objectifs mercantiles de communication qu’à de vraies préoccupations environnementales. Echanger le plastique par de l’amidon de maïs ne rend nécessairement le produits plus vertueux. L’impact réel sur l’environnement dépend aussi de la façon dont le maïs a été cultivé, transporté, transformé, etc.
Cette approche globale, qui s’attache à réduire l’empreinte écologique sur l’intégralité du cycle du vie du produit, du berceau à la tombe, est l’écoconception. Il n’est pas simple de se l’approprier. D’autant que les outils logiciels ad hoc sont encore balbutiants.
Demain, le consommateur saura distinguer plus facilement les vrais produits écoconçus de ceux qui ne le sont pas. L’écocontribution, que nous payons pour la collecte, le recyclage et le traitement des appareils électriques et électroniques en fin de fin, ne sera plus uniforme. Depuis le 1er juillet 2010, elle est modulée en fonction de la durée de vie du produit, de sa recyclabilité et de la présence de composants potentiellement polluants. L’avantage ira donc aux produits écoconçus, ce qui est une façon d’encourager les industriels à convertir leurs bureaux d’études à l’écoconception. Les entreprises, qui font un effort dans ce domaine, seront récompensées par une écocontribution moins élevée.
Cette mesure est juste. Elle garantit au consommateur le sérieux des allègations écologiques. Car l’étiquette produit “vert”se mérite.
Ridha Loukil








