Le chiffre fétiche de l’innovation en France, en cette fin d’année 2009, c’est 341.
Je ne parle pas de milliards d’euros ou de projets financés mais du nombre de structures qui participe de près ou de loin au succès de la recherche et de l’innovation en France.
341 acteurs (voir la liste complète en pied de page) c’est à la fois peu et beaucoup.
Peu parce qu’on ne déploie jamais assez d’énergie pour faire émerger de nouvelles idées et les transformer en produit.
Beaucoup parce que la plupart de ces structures sont souvent plus occupée à défendre leur pré-carré ou à courir après des subsides publics qu’à soutenir des petites entreprises perdues dans la complexité et les méandres du système français.
Symptomatique, dans son dernier opus ”La recherche et l’innovation en France”, l’Association Nationale de la Recherche Technique (ANRT) a cru bon d’adjoindre en annexe 14 fiches repères pour permettre au lecteur d’y retrouver ses petits entre les 341 acteurs… et les plans de financement qui se succèdent (opération campus, plan de relance pour l’enseignement supérieur, appels à projets des pôles de compétitivité…).
Face à ce système proche d’un labyrinthe, deux évidences se dégagent :
- Il semble quasi impossible pour une PME de trouver son chemin dans les méandres du système français, et, in fine, d’innover ;
- L’évaluation n’est pas le fort de notre pays. Réformer en France équivaut plus souvent à recouvrir les dispositifs existants d’une nouvelle couche qu’à remettre en cause des structures devenues inadaptées.
Thibaut de Jaegher
L’inventaire de l’innovation
1 Ministère de la Recherche
1 Haut Conseil de la Science et de la Technologie
1 Agence d’évaluation de la Recherche et de l’enseignement supérieur
1 Agence Nationale de la Recherche
1 Dispositif de soutien à l’innovation des PME : Oséo
9 Centres ou réseaux thématiques de recherche et de soins
13 Réseaux thématiques de recherche avancée
15 Pôles de recherche et d’enseignement supérieur, les PRES : ils regroupent plusieurs universités et/ou grandes écoles sous un même chapeau.
16 Organismes de recherche : CNRS, CEA, CNES, INRIA en tête
18 Centres techniques sectoriels : dont le Cetim, le CSTB …
27 Incubateurs pour jeunes pousses
33 Instituts Carnot (qui recoupent pour certains certaines catégories énoncées plus haut)
54 Technopoles
70 Centres régionaux pour l’innovation et le transfert de technologie (CRITT)
71 Pôles de compétitivité
tdejaegher









Et c’est sans compter les chambres de commerce et les multiples
gence régionales ou départementales d’aide à l’innovation !
Et bien sûr ca n’étonne personne et surtout pas ceux qui en vivent
..!Il faut bien avouer qu’il n’ont pas le temps de s’émouvoir car
ils cherchent.En fait ils cherchent surtout comment trouver un
fromage,une rente de situation,un pré carré voire une cotisation
obligatoire comme certains centres techniques…De plus tous ces
organismes sont remplis de cerveaux forts intelligents qui ont
compris depuis longtemps qu’on est mieux dans ces fonctions là que
dans l’industrie pire le privé..
Je me demande si: -Tous ces coûts sont ils justifiés par une
efficacité compétitive?…. -Ne vaudrait il pas mieux économiser
80% de ces fonctionnaires et viser de meilleurs résultats en
permettant aux chercheurs qui trouvent de devenir aussi riches que
des footballers ou des traders? -La performance boursière, qui se
satisfait de la réduction des coûts de R&D ne va pas in fine
orienter les Entreprises vers la recherche subventionnée ? Donc la
compétitivité étatique deviendrait la clé?!…