Les entreprises qui misent sur la technologie ont-elles intérêt à être cotées en bourse ? C’est l’une des questions que permettra d’éclairer l’apparition des premières actions Facebook, désormais imminente. Prévu vendredi 18 mai, l’évènement a déjà fait couler beaucoup d’encre, sur fonds de mauvais souvenirs d’explosion de la bulle Internet. Les analystes sont divisés sur le réalisme de la valorisation du réseau social, qui espère lever 14,7 milliards de dollars sur le Nasdaq, sur la base d’une nouvelle fourchette de valorisation record, de 93 à 104 milliards de dollars.
Le pari de l’innovation
Certes, Facebook a deux fois plus d’utilisateurs et trois fois plus de salariés qu’il y a deux ans. Mais il a également annoncé récemment quelques nouvelles moins roses, comme la baisse de 6% de son chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier. Pour rassurer les investisseurs, auxquels il aura désormais des comptes à rendre, Mark Zuckerberg devra prêter une attention encore accrue à la rentabilité de son entreprise. Au risque d’être tenté de remiser les technologies qui sembleraient trop éloignées du marché. S’il parvient au contraire à prouver que le pari de l’innovation paie, le jeune dirigeant consacrera définitivement son statut de virtuose de l’entrepreneuriat. Et pourrait inciter d’autres pépites technologiques de la Silicon Valley à franchir le pas de l’entrée en bourse.
Muriel de Véricourt









moui… Voyons voir les résultats de demain! Mark Zuckerberg est encore a son heure de virtuose, mais ne le sera peut-être pas pour toujours, jusqu’à ce que le réseau social soit dépassé par une nouvelle innovation…