Le risque nanotechnologies vaut-il le coup d’être couru ? En fin de compte, cette question est la seule qui vaille. Celle que nous devrions nous poser sereinement avant de condamner ou d’encenser cette nouvelle source d’innovations. L’extrémisme, dans l’un ou l’autre sens, ne fait qu’alimenter le moteur de la peur. Celle qu’ont rencontrée parfois nos journalistes au cours de leurs enquêtes dédiées aux nanomatériaux. Certains industriels rechignaient même à se livrer de crainte d’associer leur marque de trop près à ce préfixe.
Il faut démystifier le sujet. Oui, les nanoparticules ne sont pas sans impact sur nos organismes ou sur l’environnement. Oui, les risques qu’elles génèrent doivent être sérieusement évalués au regard des bénéfices attendus, comme le souligne l’Agence française de sécurité sanitaire. Les industriels doivent avouer sans crainte qu’ils ne saisissent pas encore tous les ressorts de cette découverte prometteuse. Il est d’ailleurs étonnant de voir que les process de production ne sont pas totalement bien compris.
Cela ne veut pas dire que tout ce qui est nano n’est pas bon pour nous. Pour ne parler que du domaine des matériaux, l’infiniment petit devrait contribuer à apaiser notre faim de matière première sur une Terre où la ressource s’épuise. Mais, pour rendre tangibles ces promesses, il faut donner sa chance à cette technologie. Et faire confiance aux chercheurs. Leur seule ambition, après tout, est de résoudre les problèmes que leur pose notre société notamment en matière d’environnement ou d’énergie. Et dans ces domaines, les pistes les plus prometteuses se cachent dans le nanomonde.
Pour en savoir plus sur les nanotechnologies, surfez sur notre site et consultez notre dossier “Matériaux : la Nano Révolution” dans notre du mois d’avril.



Si l’on en croit la ministre Christine Lagarde, l’Allemagne n’aurait pas l’esprit d’équipe. En limitant son déficit, en exportant massivement et en contenant son évolution salariale, elle aurait, selon elle, joué contre ses voisins européens. Drôle de critique lorsque l’on sait que l’Allemagne est un des pays d’Europe affichant les meilleurs indicateurs économiques de la zone euro, surtout de la part de notre pays. Les bons résultats de notre voisin sont dus bien sûr à la politique de rigueur (notamment la réduction du déficit et la limitation des salaires) mené outre-Rhin depuis les années Schröder. Mais pas seulement. Pour faire mieux que ses voisins, l’Allemagne peut aussi compter sur de nombreux autres atouts. Dans le domaine industriel, je citerai trois avantages qui ont contribué au succès allemand.
Vous n’avez pas encore entendu parler de la ”Wominnovation” ?
Le réchauffement climatique occupe à nouveau le devant de la scène. Non pour ses présages apocalyptiques cette fois mais pour avoir -selon ses détracteurs- travesti la réalité des chiffres et des faits au profit de sa cause. Je ne trancherais pas ici ce débat ni ne prendrais parti pour l’un ou l’autre camp. Je constate simplement que cette controverse scientifique érode un peu plus la confiance qu’accorde l’opinion publique à la science et à ses porte-paroles.
Débattre ce n’est pas combattre. Débattre, c’est partager son point de vue, comprendre celui de son interlocuteur, entendre les nuances, apprivoiser la complexité d’un sujet sans a priori. Sans se donner un ordre du jour à respecter ou un objectif à atteindre. Mais, force est de constater que ces principes de dialogue ont tout simplement été battus en brèche lors du grand débat national organisé autour des nanotechnologies. Par trois fois au moins, la consultation a tourné court à Grenoble, Rennes ou Lyon. Sans chercher à imputer à une partie ou l’autre la responsabilité de ces pugilats, trois leçons sont à retenir de cet échec.





