Pourquoi l’iPAD bouscule le Web : L\'édito de l’informatique industrielle et des applications de conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). par le rédacteur en chef de la lettre Conception et Design.

Pourquoi l’iPAD bouscule le Web

Le 10/05/2010 | La semaine de Jean-François Prevéraud | Mots clés:

C’est confirmé. La tablette numérique iPAD, objet d’un battage médiatique sans précédent dans l’histoire des nouvelles technologies, arrive en France le 28 mai comme prévu. Les réservations sont ouvertes sur la boutique en ligne AppStore d’Apple. Au delà du succès annoncé (elle s’est déjà vendue à deux millions d’exemplaires, bien mieux que l’iPhone lors de son lancement), cet événement soulève une question : la technologie d’animation et de lecture vidéo Flash, qui domine aujourd’hui les pages Web, est-elle condamnée ? Cette technologie, développée par Macromedia et aujourd’hui dans la corbeille de la société Adobe, n’équipe pas en effet l’iPAD. Steve Jobs, le charismatique patron d’Apple, très critique vis à vis de la Flash, lui a préféré HTML 5, une extension du standard HTLM intégrant des fonctionnalités graphiques et vidéo.

Jusqu’ici, peu d’experts croyaient dans la maturité de HTML 5. Au mieux, ils prévoyaient son avènement dans le Web à l’horizon 2020. La technologie offre l’avantage d’être un standard. Mais son intégration nécessite un gros travail de développement informatique. Ce qui ne semble pas avoir rebuté les ingénieurs d’Apple.

La conséquence est immédiate. Tous les développeurs, jusqu’ici partisans inconditionnels de la Flash, sont en train de basculer sur HTML 5. Ils n’ont guère de choix s’ils veulent faire partie de l’éco-système d’Apple et mettre leurs applications à la portée de l’iPAD. Le mouvement, initié par la firme à la pomme, devrait s’amplifier avec le succès à venir de la tablette sur le marché.

De par sa puissance, Apple est en train d’imposer à l’ensemble de l’industrie ses choix technologiques, sans bataille de standard comme celles du magnétoscope, du DVD ou du disque vidéo à haute définition. C’est un fait rare dans l’histoire des technologies. De façon générale, Apple bouscule le Web. Steve Jobs considère que le Web actuel n’est pas adapté aux interfaces tactiles qui tendent à se généraliser sur les téléphones, les tablettes ou les microordinateurs. Il appelle de ses une révision de fond en comble de mode de création des pages Web. Sa solution ? Il ne la donne pas encore. Faut-il s’attendre au remplacement de l’Internet actuel par un Internet selon la seule vision d’Apple ? C’est à craindre.

Ridha Loukil

Rédacteur en chef

mai 28

Astuce Productions va au-delà de la réalité

La semaine de Jean-François Prevéraud |

Rencontre avec Jean-Bernard Debreux, directeur des systèmes d’information d’Astuce Productions, un spécialiste de la réalisation de photos publicitaires qui, après avoir mis en place une chaîne de production totalement numérique, se lance dans la réalité augmentée.

C’est lors de la présentation des versions 2010 des logiciels d’Autodesk que j’ai rencontré Jean-Bernard Debreux, directeur des systèmes d’information d’Astuce Productions. Créée en 1981 à l’instigation de Pierre Tati, le fils de Jacques, et de l’actuel dirigeant, Marius Manzone, cette société est spécialisée dans la production de photos publicitaires (régie, casting, stylismes, prises de vues, etc.).

Novatrice, Astuce Productions a mis en place dès 1984 une chaîne de production résolument orientée vers les nouvelles technologies et le numérique. Elle a réalisé dès 1998 les premiers castings par transfert d’images numériques entre Cape Town et Paris pour la campagne Bacardi aux Bahamas. Astuce Productions a également accompagné le constructeur automobile Citroën dans son passage au tout numérique lors de ses prises de vue. Sa constante recherche d’efficacité dans la réalisation des productions l’a ensuite conduit à mettre en place une chaîne de production globale autour d’équipes spécialisées, gérant à la fois la création des visuels, leur traitement et la gestion de leur diffusion.
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mai 21

PTC adopte SharePoint pour son PLM d’entrée de gamme

La semaine de Jean-François Prevéraud |

Rencontre avec Damien Lyant pour une première approche de Windchill ProductPoint, nouveau maillon de la gamme PLM de l’éditeur, qui est basé sur la technologie SharePoint de Microsoft.

« Windchill ProductPoint est la réponse que nous proposons à nos partenaires qui souhaitent offrir une solution simple de collaboration aux PME/PMI utilisant Pro/Engineer », constate Damien Lyant, Area VP Channel Southern Europe pour PTC.

En effet, les partenaires intégrateurs de l’offre PTC demandaient de longue date une offre PLM économique qui soit facile à utiliser, à installer et à maintenir. Un premier élément de réponse était arrivé avec l’offre PLM on Demand commercialisée sous forme SaaS (Software as a Service) par Pi3C.

Pour mémoire les industriels peuvent accéder via cette plate-forme, et pour une location mensuelle modique, aux outils Windchill ProjectLink (travail collaboratif en mode projet) et Windchill PDMLink (référentiel pour la gestion des données produit, ainsi que des modifications et des configurations). (voir notre article du XX février 2009) « Cette offre fonctionne parfaitement, mais force est de constater que nombre d’entreprises hésitent encore à faire transiter leurs données à l’extérieur de leurs murs. De plus, il s’agit d’une offre locale », explique Damien Lyant.
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mai 14

IGE-XAO innove commercialement

La semaine de Jean-François Prevéraud |

Le leader de la CAO-Electrique propose ses logiciels en location mensuelle avec la formation incluse. Une offre très rentable dès que vous gagner de 2 à 7 % sur votre temps de travail.

Lorsque l’on pense leader mondial de la CAO, s’il est bien un nom d’éditeur français qui vient à l’esprit c’est celui de Dassault Systèmes. Pourtant, il existe un autre leader français tout aussi performant, certes sur un segment de marché plus restreint, celui de la CAO-Electrique, c’est IGE+XAO.

La société toulousaine a 22 ans d’existence. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 21,6 millions d’euros sur son exercice fiscal 2007/2008, avec un bénéfice de 3,4 M€, et elle dispose d’un trésor de guerre de 13,8 M€. Elle emploie 355 personnes sur 22 sites répartis dans 15 pays, dont 130 en France. Elle a diffusé 56 600 licences industrielles de ses logiciels SEE Electrical et Xelec auprès de 27 000 clients allant de la TPE aux grands groupes industriels. Son offre s’adresse à la fois aux mondes de l’industrie (70 % du CA), des transports (20 %) et de la construction (10 %).

« Nous réalisons notre chiffre d’affaires pour moitié en France et pour un tiers dans le reste de l’Europe. Par contre, nous avons encore de gros trous en Inde et Asie, ainsi qu’aux Amériques. C’est pourquoi nous entendons développer notre présence directe dans ces pays, d’autant plus que nous y avons déjà des clients tels Embraer, Renault, PSA ou Michelin par exemple au Brésil », explique Alain Di Crescenzo, Président Directeur Général du groupe IGE+XAO.
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mai 07

Lean Engineering : l’exemple de Toyota

La semaine de Jean-François Prevéraud |

rencontré Michael Kennedy, un consultant que m’a expliqué comment Toyota met cette approche en place.

J’ai eu la possibilité de participer la semaine dernière à un cercle de réflexion sur le Lean Engineering organisé par le cabinet de conseil en management Vinci Consulting et son partenaire américain Targeted Convergence.

« Nous sommes convaincus que le Lean Engineering va changer la manière dont les entreprises conçoivent et développent leurs nouveaux produits, de la même manière que le Lean Manufacturing a fait évoluer la production au cours des 20 dernières années », estime en préambule Michel Maurino, directeur de Vinci Consulting.

L’histoire des méthodes de développement de produits a été jalonnée par un certain nombre d’étapes importantes : la mise en place du Total Qualité Control dans les années 50 théorisé par Deming et Juran, qui a largement été utilisé par les industriels japonais tels Honda ou Toyota ; les années 80 ont vu l’arrivée du Lean Thinking, prôné par Jeffrey Liker, fortement utilisé par des industriels tels Lockheed Martin ou Northrop Grumman ; les années 90 ont quant à elles été marquées par le Value Stream Mapping, alors que les années 2000 ont vu le développement du Learning first product development, dont l’un des plus farouches zélateurs est Michael Kennedy, fondateur de Targeted Convergence.
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avr 30

Autodesk 2010 : la fertilisation croisée des domaines

La semaine de Jean-François Prevéraud |

Né avec un petit logiciel de dessin il y a 27 ans, Autodesk est aujourd’hui à la tête d’une des offres les plus vastes de l’informatique en étant fortement présent sur les marchés de l’industrie, de la construction, des SIG, des médias et du divertissement. Et il réussit à faire bénéficier les uns des autres.

Petit détour par la planète Autodesk cette semaine, avec la présentation des nouvelles versions 2010 de l’ensemble des logiciels au catalogue de cet éditeur. « Quel que soit le domaine d’activité de nos clients, ils ont tous les mêmes idées en tête lorsqu’il s’agit d’investir dans de nouveaux logiciels  : la performance des solutions proposées ; la limitation des coûts ; investir pour le futur », prévient Richard Comte, responsable des solutions manufacturing de l’éditeur.

Des demandes auxquelles Autodesk répond par des approches globales – Digital Prototyping pour la mécanique ; Building Information Modeling pour la construction – sous-tendues par une offre logicielle modulaire qui s’enrichie rapidement. N’oublions pas qu’Autodesk a procédé à 16 acquisitions majeures entre 2001 et aujourd’hui rien que pour la partie manufacturing (pour voir la liste, cliquez ici). A chaque fois il s’agissait d’acquérir, à travers une société, des briques technologiques et un savoir-faire reconnu dans un domaine d’expertise spécifique, afin de les intégrer au mieux dans la gamme pour répondre à des demandes des clients.
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avr 23

Mentor Graphics s’en sort plutôt bien

La semaine de Jean-François Prevéraud |

Dans un marché électronique fortement marqué par la crise, Mentor se débrouille plutôt mieux que ses concurrents. Les 25 ans de la filiale française ont été l’occasion de faire un point avec Daniel Le Boulbar.

« Nous avons connu une année 2008 mouvementée », reconnaît Daniel Le Boulbar, directeur général pour l’Europe du Sud de l’éditeur de CAO-Electronique Mentor Graphics. Et pas seulement à cause de la crise apparue en septembre.

« Notre concurrent Cadence Design Systems a en effet lancé une OPA hostile sur notre société le 17 juin. Ils étaient entre autres intéressés par notre position dominante sur le marché des outils de conception de circuits imprimés et la plate-forme Calibre qui détient 70 % du marché des outils de conception en vue de la fabrication (DFM) pour les circuits intégrés ».

Cette OPA a été plutôt mal vue par la communauté des utilisateurs qui ont souvent montré leur confiance en Mentor en anticipant leur renouvellement de licence, ce qui s’est traduit par un second trimestre fiscal plus fort que prévu. Alors que dans le même temps Cadence connaissait un deuxième trimestre fiscal difficile, ce qui a abouti à son renoncement à l’OPA mi-août.
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avr 16

Lascom ou la réussite du PLM hors CAO

La semaine de Jean-François Prevéraud |

Avec des solutions pré-paramétrées spécifiques à trois grands secteurs industriels, l’éditeur propose, tant aux PME qu’aux grands groupes, des outils PLM simples à mettre en place avec un retour sur investissement très rapide. Jean-Louis Henriot nous explique comment il a gagné son pari de faire sortir le PLM du bureau d’études.

« Nous avons fait une bonne année 2008. Notre chiffre d’affaires a cru de 12 %, atteignant 12 millions d’euros, tandis que notre chiffre d’affaires autour des licences de notre outil de PLM Advitium est en progression de 30 % », constate Jean-Louis Henriot, PDG de Lascom.

De bons résultats qui s’expliquent par la pertinence de l’offre produit de l’éditeur : des solutions PLM verticalisées par secteur d’activité (ICS, Industry & Complex Systems – CPG, Consumer Packaged Goods – AEC, Architecture, Engineering & Construction), qui sont faciles et rapides à mettre en Å“uvre, et qui offrent un retour sur investissement dans l’année qui suit leur mise en place.
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avr 09

Intercim fait entrer le PLM de Dassault Systèmes dans l’atelier

La semaine de Jean-François Prevéraud |

Direction le club utilisateur d’Intercim, qui s’est tenu à Paris voici quelques jours. L’occasion de rencontrer les dirigeants de cet éditeur spécialisé en MES et Philippe Charlès, DG de Delmia, filiale de Dassault Systèmes qui a pris une participation minoritaire dans la société.

« Nous avons initialisé notre premier partenariat avec Dassault Systèmes en 2002. Il est temps maintenant d’aller plus loin. C’est pourquoi nous les avons fait entrer dans notre capital et que nous avons choisi de travailler autour des plates-formes V5 et V6, qui sont largement répandues chez nos clients. Notre objectif est de mieux faire communiquer les mondes de la conception et de la production, et surtout de faire remonter rapidement les informations de l’atelier vers le bureau d’études pour améliorer au final la qualité des produits réalisés par nos clients », justifie d’entrée de jeu John Todd, president & CEO d’Intercim.

Philippe Charlès, DG de Delmia, a quant à lui insisté sur la nécessité pour les industriels de disposer d’outils de Manufacturing Lifecycle Management : « des outils qui permettent à l’ensemble de la communauté des spécialistes de la production d’expérimenter virtuellement ce que sera le cycle de fabrication envisagé, afin de l’optimiser dès les phases amonts de sa mise au point ».

« Pour transformer cette expérience virtuelle de la production en une excellence véritable, il faut pouvoir être informé en temps réel des opérations dans l’atelier. D’où la nécessité d’une gestion du cycle de production qui soit synchronisée et cohérente, depuis les modifications de conception jusqu’à la plus simple opération de production, en passant par la planification. C’est la raison de notre rapprochement ».
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avr 02

Adobe facilite le travail collaboratif

La semaine de Jean-François Prevéraud |

A l’occasion de la publication d’un livre blanc par Adobe Systems sur l’optimisation et la sécurisation de la collaboration dans l’entreprise étendue, j’ai rencontré Christophe Marée, responsable marketing entreprise de l’éditeur qui m’a commenté leur vision des besoins en travail collaboratif.

”90 % des entreprises souhaitent réduire leurs coûts d’industrialisation, tandis que 81 % d’entre-elles cherchent à diminuer la durée moyenne du cycle de développement de leurs produits. Pour y parvenir, 64 % de ces entreprises envisagent d’améliorer les processus de communication et d’échange d’informations”. Voici quelques-unes unes des informations importantes mises en avant dans une étude réalisée par le cabinet IDC auprès de 75 entreprises françaises de l’industrie manufacturière, pour le compte d’Adobe Systems.

Dans un paysage économique marqué par une pression concurrentielle très forte, les entreprises doivent en effet relever de nouveaux défis parmi lesquels l’augmentation de la concurrence, la réduction des marges bénéficiaires, la prolifération de nouveaux produits avec un rythme de mise sur le marché qui s’accélère, une complexité accrue de la chaîne logistique ou encore une tendance à la délocalisation et à l’externalisation.

« On peut aussi y ajouter depuis le début de la crise une contraction de la demande et une plus grande versatilité des clients dont la loyauté devient incertaine », constate Christophe Marée, responsable marketing entreprise d’Adobe Systems France. « Enfin, il faut aussi que les entreprises garantissent une conformité réglementaire toujours plus pressante, tout en assurant de la personnalisation de masse de leurs produits. Elles ont aussi une obligation forte de maîtriser leurs coûts et leurs marges, tout en finançant l’innovation ».
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